blog de la toiture77

Les différents éléments d’une charpente Appentis: versant du toit appuyé à un bâtiment plus grand. Arbalétrier: partie de la ferme allant de l’entrait au poinçon supportantles pannes Arêtier: pièce de bois allant de l’entrait au poinçon et supportant les pannes en angle saillant. Inverse de la noue Auvent: petite toiture placée au dessus d’une ouverture Blochet: pièce de bois qui joint la jambe de force à la cime du mur ou du poteau et assemble le pied d’arbalétrier. Chevêtre: entourage d’une trémie Chien assis: lucarne dont la pente du toit est à l’inverse de celle du comble Contrefiche: pièce de bois qui qui supporte l’arbalétrier par assemble dans le poinçon Comble: espace délimité par la charpente Ferme: ensemble porteur d’une charpente placée transversalement au bâtiment Fermette: ferme légère formant directement chevron Jouée: coté d’une lucarne. Petit mur élevé par rapport au rampants de la lucarne Lucarne: système de fenêtre aménagé dans un comble habitable Moises: pièces de bois jumelées parallèles entre elles et assemblant d’autres pièces comme un entrait et une jambe de force Noue : pièce de bois placée à l’intersection de deux versants formant un angle rentrant: Inverse de l’arêtier Noulet: petite noue au droit des lucarnes Pannes: pièces de charpente passant sur l’arbalétrier et supportant les chevrons Poinçon: pièce de bois verticale à l’aplomb de la ferme et assemblant les arbalétriers, les contrefiches et le faîtage L’arêtier: angle saillant formé par la rencontre de deux versants La noue: angle rentrant formé par la rencontre de deux versants Le faîtage: Ligne la plus haute d’un toit formé par la rencontre de deux versants. Égout: ligne la plus basse d’un toit Aisselier : pièce de comble, droite ou courbe. Placée sous l’entrait, elle renforce l’assemblage de deux pièces maîtresse de la charpente, pour empêcher leur écartement ou déformation, en reprenant une partie des charges. Arête : angle saillant formé par la rencontre de deux surfaces planes. Une poutre comporte quatre arêtes. Assemblage à mi-bois : assemblage de deux pièces entaillées sur la moitié de leur épaisseur. Aubier : couches de bois située juste sous l’écorce d’un tronc d’arbre. Elles constituent la partie du bois la plus jeune et la plus tendre. Auvent : petite toiture de protection en saillie sur un mur, placée au-dessus d’une porte ou d’une fenêtre. Biseau : plan oblique taillé dans l’arête d’une pièce de bois, se raccordant avec les surfaces adjacentes par des angles inégaux(à la différence du chanfrein). Blochet : pièce de bois horizontale de renfort reliant un arbalétrier à une jambe de force. Chanfrein : plan oblique tailler dans l’arête d’une pièce de bois, se raccordant avec les surfaces adjacentes par des angles égaux(à la différence du biseau). Chantournage ou Chantournement : découpage d’un matériau suivant un tracé courbe. Chevêtre :pièce reliant deux solives pour ménager une ouverture (la trémie) dans un plancher. Cheville :tige de bois cylindrique ou conique servant à fixer des assemblage. Chevron : pièce de bois placée sur les pannes et la sablière, dans le sens de la pente du toit, et supportant de lattis ou le voligeage destiné à recevoir le matériau de couverture. Colombage : système de charpente de mur à pans de bois dont les vides sont garnis de maçonnerie légère. Le colombage fut en vogue en France et dans toute l’Europe entre le XIe siècle et le XVIIIe siècle. Comble : partie supérieure d’un bâtiment, comprenant charpente et toiture. Espace intérieur compris entre le plancher haut et la toiture. Contrefiche : pièce de bois oblique d’une ferme en appui sur le poinçon, qui soutient et renforce l’arbalétrier. Contreventement :pièce oblique de consolidation par triangulation empêchant toute déformation d’une ossature par poussé horizontale (notamment sous l’effet du vent). Corbeau : support scellé dans un mur et formant une saillie, destiné à supporter une autre pièce ( balcon, poutre,.…). Cordeau : cordelette non élastique, enduite d’un produit marquant (craie, encre) que l’on tend entre deux points pour tracer une ligne droite. Elle peut également servir à aligner deux éléments. Coyau : petite pièce de bois en sifflet rapportée au bas d’un chevron pour le prolonger et adoucir la pente en partie basse d’un comble. Cruck : type de charpente à arbalétriers courbes reposant directement sur le sol. Echantignole : cale de bois fixée sous un chevron pour empêcher toute rotation d’une panne, ou sur un arbalétrier pour supporter les pannes intermédiaires. Echarpe : pièce de bois placée en diagonale dans un ouvrage de charpente ou de menuiserie pour en prévenir la déformation. Embrèvement : assemblage de deux pièces de bois taillées en oblique. Il permet par exemple de renforcer un assemblage à tenon et mortaise. Empanon ou empannon : chevrons de différentes longueurs fixés en bout aux arêtiers ( relient l’arêtiers aux sablières ) ou aux noues ( relient la noue au faîtage ). Enchevêtrure : assemblage de pièces d’une charpente visant à y ménager une ouverture ( la trémie ). Entrait : pièce horizontale d’une ferme sur laquelle sont assemblés les pieds des deux arbalétriers. L’entrait s’oppose à l’écartement des arbalétriers, et agit donc en traction. Entrait retroussé ou faux-entrait : entrait placé plus haut que les pieds des arbalétriers, pour libérer de l’espace sous les combles. Il maintient en compression l’écartement des arbalétriers. Entretoise : pièce de bois ou de métal servant maintenir un écartement constant entre deux autres pièces. Enture : assemblage de deux pièces de bois bout à bout, pour forer un élément d’un seul tenant. Etrésillon : pièce de bois soumises à compression, maintenant l’écartement entre deux éléments. Etrier : petite pièce de bois fixée au sommet d’une ferme pour soutenir la panne faîtière. Grume : pièce de bois non équarrie, obtenue à partir d’un tronc d’arbre abattu, ébranché, dépouillé de son écorce mais conservation encore son aubier. Jambe de force : dans une ferme, pièce reliant en oblique l’arbalétrier au poteau ou au mur de soutien afin de réduire sa portée. Linteau : pièce allongée placée au-dessus d’une baie, et qui supporte le mur au-dessus. On utilise également un linteau au dessus d’un encorbellement. Maillet : marteau à grosse tête symétrique en bois dur, permettant au charpentiers de frapper les outils manuels (ciseaux, gouges, etc.…)? Marque de charpentier : référence gravée dans chaque pièce lors de son façonnage, indiquant son positionnement dans l’ossature. Mi-bois : type d’assemblage dans lequel deux pièces de bois sont entaillées sur la moitié de leur épaisseur. Moise : assemblage de deux pièces de bois jumelles qui en serrent et renforcent une autre pièce, permettant d’éviter de réaliser un assemblage. Mortaise : cavité pratiquée dans une pièce de bois pour recevoir le tenon d’une autre pièce, permettant l’assemblage des deux éléments. On nomme ce mode d’assemblage « à tenon et mortaise?». Noue : pièce posée en diagonale suivant la ligne d’angle rentrant formée par l’intersection inclinée de deux pans de toiture. Ossature à bas-côtés : ossature à laquelle une allée ou une architecture latérale de hauteur moindre a été ajoutée pour élargir le bâtiment. Ossature de pignon : ossature transversale située à l’extrémité d’un bâtiment. Panne : pièce horizontale d’une charpente portant sur les arbalétriers et supportant les chevrons. Panne faîtière : panne soutenant l’extrémité supérieure des chevrons au sommet du toit. Parement : surface apparente d’un ouvrage, d’une pièce. Pas : entaille à angle droit pratiquée dans une sablière pour lui permettre de soutenir un chevron. La profondeur du pas doit correspondre à un tiers de l’épaisseur du chevron. Pièce maîtresse : pièce faisant partie de deux ou trois plans de l’ossature à la fois. Pièce secondaire : pièce ne faisant partie que d’un seul plan de l’ossature. Pignon : partie supérieure triangulaire de la façade d’un bâtiment, parallèle aux fermes, qui porte les pannes et surmonte le mur de refend. Poinçon : poteau central d’une ferme. Il est souvent chantournés à des fins décoratives. Pont de thermique : partie d’une construction présentant un défaut d’isolation, et provoquant à cet endroit une perte de chaleur anormale. Point de rosée : température à laquelle, pour une pression donnée, la vapeur d’eau se condense. Poteau : pièce maîtresse verticale. Queue d’aronde ou d’hironde: assemblages de deux pièces de bois dont les extrémités sont taillées en queue d’hirondelle, l’une en saillie, l’autre en retrait, et s’emboîtant exactement l’une dans l’autre. Sablière : poutres horizontales d’un seul tenant, placée dans une ossature murale. La sablière d’étage porte les solives. La sablière haute porte les chevrons, et parfois les fermes elles-mêmes. Solives : poutres horizontales soutenant le plancher de l’étage. Tenon et mortaise : assemblage courant de deux pièces de bois dans lequel la partie mâle saillante (tenon) à vient s’emboîter dans la partie femelle creuse (mortaise) de l’autre pièce. Travée : espace séparant deux ossatures transversales. Espace compris entre deux fermes. . NOM DES DIFFERENTS TERMES DE LA TOITURE Les lignes L’arêtier: angle saillant formé par la rencontre de deux versants La noue: angle rentrant formé par la rencontre de deux versants Le faîtage: Ligne la plus haute d’un toit formé par la rencontre de deux versants. Égout: ligne la plus basse d’un toit La rive de tête: ligne la plus haute d’un toit venant en débordement ou en pénétration La rive latérale: se trouve de chaque coté d’un versant et déborde du mur La rive en pénétration : rive venant contre un mur La ligne de bris: ligne formée par la rencontre du brisis et du terrasson La saillie d’égout : dépassement de la charpente et de la couverture à l’égout. La saillie de rive : dépassement de la charpente et de la couverture par rapport au mur de pignon . Les surfaces Le brisis : venant le plus pentu sur un comble à Mansart. Le terrasson: versant le plus plat sur un comble à la Mansart La croupe: versant triangulaire comportant deux arêtiers Les ouvrages Le chéneau : façonné métallique posé sur une fonçure en bois ou en béton. il assure l’évacuation des eaux pluviales. La gouttière: façonné métallique ou en matière synthétique ,maintenu par des crochets ,elle assure l’évacuation des eaux pluviales. La trappe d’accès: permet l’accès sur le toit depuis l’intérieur du comble. La lucarne : ouvrage dont la structure est en pierre,en bois ou en maçonnerie , enveloppant une baie ouverte sur toit Le châssis :ouvrage assurant l’éclairage ou permettant l’accès d’un toit. La chatière :petit ouvrage assurant la ventilation d’un comble,il peut être en métal,en terre cuite,ou en matière synthétique. Le poinçon : pièce de charpente verticale dépassant ou non de la toiture, lorsque il dépasse ,il est souvent recouvert d’un épi. L’épi : ouvrage d’étanchéité et d’ornementation qui recouvre le poinçon,cette pièce peut être en métal ou en terre cuite Les formes de toits: Les toits à surface plane TOIT A UN PAN OU APPENTIS Formé d’un égout ,de deux rives latérales et d’une rive de tête . TOIT A DEUX PANS composé de deux versants TOIT A QUATRE PENTES Formé de deux versants et deux croupes formants quatre arêtiers. TOIT EN PYRAMIDE composé de quatre versants triangulaires formant quatre arêtiers. TOIT EN AVANT CORPS Pénétration d’un comble dans un autre,formant deux noues. TOIT EN L Retour de deux pans formant une noue d’un coté et un arêtier de l’autre TOIT EN DOUBLE BATIERE Pénétration de quatre deux pans,formant quatre noues TOIT A LA MANSART Formé par un brisis et un terrasson TOIT POLYGONAL toit de forme pyramidale ayant plus que quatre cotés. TOIT EN FLECHE Toit polygonal avec une grande longueur de versant et une forte pente Les toit de bâtiments industriels TOIT EN DOCK Succession de deux pans couverts le plus souvent avec des éléments en verre,raccordés par des chéneaux. TOIT EN SHED Toit formé d’une faible pente couverte avec un matériau de couverture et d’une pente plus forte couverte d’éléments en verre,apportant de la lumière naturelle. Les toits à surface courbe TOUR OU TOURELLE C’est un toit ayant un égout circulaire TOIT CINTRE CONVEXE C’est un toit bombé saillant vers l’exterieur TOIT CINTRE CONCAVE C’est un toit dont la partie courbe est en creux vers l’interieur TOIT EN DOME Toit dont la ligne de pente est courbe; L’égout peut être circulaire ou à pans. ABSIDE Croupe ayant un égout circulaire. CAMPANILE.BELVEDERE OU LANTERNEAU Petite construction ouvragée posée au sommet d’un toit (souvent en dôme) TOIT A L’IMPERIAL Pyramide de forme convexe et concave. Les lucarnes On distingue différents types de lucarnes et d’ouverture , elles servent à éclairer et aérer les combles et ajoute un certain cachet à la toiture. Elles se composent généralement : D’une façade ou d’un cadre en bois ou en pierre recevant la menuiserie. De deux jouées triangulaires adossant la lucarne sur le versant principal. De versant(s) qui peuvent avoir des formes très variées. Les différentes lucarnes LUCARNE A CHEVALET Composée de deux versants,deux rives débordantes ,de deux noues. LUCARNE A LA CAPUCINE Composée de deux versants et d’une croupe formant deux arêtiers ,deux jouées et deux noues. LA LUCARNE CINTREE Composée de deux jouées et d’un toit cintré,sa pénétration dans le versant crée une noue circulaire. LUCARNE A FRONTON DITE “FLAMANDE C’est une lucarne à chevalet avec un fronton triangulaire en bois ou en pierre. LUCARNE RAMPANTE Composée de deux jouées et d’un versant de pente plus faible que celle du toit principal. LUCARNE EN CHIEN ASSIS Composée de deux jouées et d’un versant ayant une pente à l’inverse du toit principal; créant un chéneau. LUCARNE EN CHAPEAU DE GENDARME Composée d’un fronton arrondi et d’un versant de forme conique. LUCARNE RAMPANTE A JOUEES GALBEES Genre de lucarne rampante à jouées arrondies. OUTEAU TRIANGULAIRE Formé de deux versants triangulaires ,d’un faîtage et de deux noues,il sert surtout à l’aération des combles. L’OEIL DE BOEUF Ouvrage décoratif en bois , pierre ou métal ,il est généralement posé sur des toitures ouvragées. LE CHASSIS DE TOIT OU FENETRE DE TOIT Ces ouvrages servent à l’éclairage ainsi qu’a l’accès au toit .Le couvreur est souvent amené à en faire le chevêtre et à le poser. Flèche, flèche tors : couverture de plan centré ayant un grand développement en hauteur, sa hauteur est supérieure à la largeur de sa base. Couverture de clocher très développée en hauteur, effilée. Toit en bâtière : toit à deux versants et à pignons découverts, couvrant un corps de plan massé, notamment une tour. Toit en carène : toit à deux versants galbés en doucine ou en talon renversé, évoquant par sa forme la carène d’un navire. Son galbe est celui du toit à l’impériale dont il ne se distingue que par son plan allongé. Dôme : toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart-de-rond. Son plan est habituellement circulaire et son volume, une convexité de révolution. Il peut être circulaire, ovale, carré, rectangulaire, polygonal. Le dôme hémisphérique est un dôme circulaire en plein-cintre. Un dôme peut-être à côtes (chacun de ses plans est convexe en plan), tors (les arêtes sont tournées en hélice), nervuré (la surface est divisée en segments par des nervures, sur un dôme polygonal, ces nervures couvrant les arêtes sont des arêtiers). Bulbe : toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé suivant une courbe alternative concave ou convexe, les parties convexes formant des renflements qui surplombent les parties concaves. Ces renflements distinguent le bulbe du toit à l’impériale dont le volume diminue progressivement suivant le galbe (bulbe à cotes, voir dôme à cotes). Toit à l’impériale : toit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en doucine ou en talon renversé. Ne pas confondre le toit à l’impériale avec le bulbe (courbure, contre-courbure). Les arêtes peuvent être cassées, formant ainsi des faces supplémentaires plus ou moins larges, jusqu’à obtenir 8 cotés réguliers. Toit en terrasse: surface plane et à l’air libre servant de terminaison à la tour du clocher, le périmètre extérieur peut être délimité par un garde-corps.

Article paru avec l'aimable autorisation de vd-couverture91.fr

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